L’acte d’observer n’est jamais un accès immédiat au réel, mais le produit d’un système d’inversion inhérent à toute perception. L’image que l’œil ou l’esprit reçoit n’est pas une reproduction fidèle de ce qui est observé, mais une transformation géométrique et cognitive résultant de la position du sujet dans le champ perceptif. La perception humaine ne se contente pas de capter un monde donné : elle le reconstruit, en corrigeant en permanence les décalages que produit sa propre configuration optique.